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Etablissement Scolaire de Strasbourg de la maternelleème à la 5ème

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Aumônerie : Méditation musicale : « Le combat de Jacob »

Vendredi 13 novembre 2009
Accompagnée à l’orgue par Vincent Affholder



Texte biblique

Jacob resta seul.
C’est alors qu’un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore.
Voyant qu’il n’était pas vainqueur contre lui, cet homme le frappa à l’emboîture de la hanche. Celle-ci se déboîta pendant qu’il luttait avec lui.
Il dit : « Laisse-moi partir, car l’aurore se lève. »
Jacob répondit : « Je ne te laisserai pas partir avant que tu ne m’aies béni. »
Il lui demanda : « Quel est ton nom ? »
Il répondit : « Jacob. »
Il ajouta : « Ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël, car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes et tu as été vainqueur. »
Jacob lui demanda : « Révèle-moi donc ton nom. »
Il répondit : « Pourquoi demandes-tu mon nom ? » et il le bénit là.
Jacob appela cet endroit Peniel, car dit-il, « j’ai vu Dieu face à face et ma vie a été sauvée. »
Le soleil se levait lorsqu’il passa Peniel.
Il boitait de la hanche.
Genèse 32,23-32

Prélude

Mots d’accueil

Introduction

C’est une histoire de haine, de peur, une histoire de famille, de rivalité. Rivalité entre Jacob et son frère jumeau Esaü.
Esaü est né le premier, talonné par Jacob. Un jour, Esaü a vendu son droit d’aînesse à son frère contre un plat de lentilles. Pour assumer ce droit d’aînesse, Jacob a obtenu par la ruse, la bénédiction de son père Isaac à la place de son frère. Puis, Jacob a fui devant la colère et la haine de son frère et s’est réfugié auprès de Laban, son oncle.

Les années ont passé, Jacob est devenu père d'une famille nombreuse, chef d'un clan nomade. Au hasard de ses pérégrinations, il se trouve qu'on lui annonce que le clan d'Esaü son frère n'est pas loin. Ils vont certainement se rencontrer. Jacob craint cette confrontation. Il se souvient toujours de la menace de vengeance d'Esaü son frère.
A vrai dire, Jacob ne sait rien des intentions véritables d'Esaü. Il craint la rencontre avec celui qu'il imagine être son ennemi.
Son frère, lui, est si lointain, si étranger, et pourtant encore si proche. Peur de la rencontre avec l'autre, le frère, si proche, si lointain, si étrange, si étranger.

Interlude
Commentaire

Jacob lutte toute une nuit avec un inconnu, il se roule littéralement dans la poussière avec lui. Qui est-il ? Qui est cet inconnu ? Un cambrioleur ? Un simple voyageur ? Un ange ? Dieu lui-même ? Un certain mystère demeure quant à l'identité de cet homme qui blesse Jacob à la hanche au court du combat.
Jacob est blessé, mais il ne meurt pas, bien qu'il ait vu la Face de Dieu, comme il le reconnaît lui-même à l'issue du combat. Jacob est blessé.

Prière

D’après Traces vives p. 43 :
Seigneur, tu nous jette à terre, tu nous burines en prière : lève en nous l’espoir de t’arracher ta promesse de paix !
Viendras-tu tracer ta présence dans notre misère ?
Sur le chemin grave de l’ermite nos mains sont tendues pour accueillir ton secret…
Insomnie de Dieu dans la nuit… Lutte…
Combat pour la naissance de son visage reflété sur le nôtre. Combat.
Amen

Interlude

Commentaire

Lui qui avait pour habitude de fuir et de ruser, pour la première fois de sa vie, Jacob a dû faire face. Maintenant que Dieu l’a baptisé d’un nom nouveau, maintenant qu’il est appelé Israël, le lutteur de Dieu, il peut faire face. Maintenant, qu’il est blessé, maintenant que face à Dieu il a été mis face à lui-même, il reçoit de Dieu cette bénédiction qu’il avait cru autrefois pouvoir voler en se faisant passer pour un autre.

Bénédiction

Extraits de Traces vives p. 17 :
Tu m’as béni, Seigneur, de tout temps, avant que naisse le jour, avant que vienne la nuit.
Tu m’as béni, Seigneur, et je cherche au creux de mon oubli l’écho de ta voix, caresse apaisante, brûlure du cťur, béatitude de chaque instant.

Le Seigneur vous donne sa bénédiction :
Que le Seigneur fasse resplendir sa face sur toi, et qu'il t'accorde sa grâce. Que le Seigneur tourne sa face vers toi, et qu'il te donne la paix. Nombres 6,25s.

Interlude

Commentaire

Un fleuve et deux rives. De l’autre côté du fleuve, le Yabboq, c’est la paix et le sommeil de la nuit. Les femmes, les enfants sont de l’autre côté et dorment. De ce côté du fleuve, sur cette rive, c’est la solitude de Jacob, c’est le combat. Jacob a pu faire franchir le fleuve aux autres, il les a vus passer. Mais, lui, Jacob, ne le peut pas. Il est obligé de rester là dans son combat, un combat qui bouleverse plus que sa vie, qui transforme jusqu’à son être le plus profond, un combat qui change son identité même.
Quelle est donc cette expérience ? Quel est le lieu de cette expérience si ce n’est celui de la rencontre avec Dieu ? Expérience du passage, lieu de passage. Passage d’un désert de poussière et de nuit vers un chemin dans la lumière d’une aurore. Un chemin à la rencontre du frère…
Invitation au partage du pain

On peut imaginer que Jacob et Esaü, frères apaisés, aient partagé le pain en signe de réconciliation. Nous vous invitons à former un cercle et à partager le pain en signe de fraternité.

Louange

In Traces vives p. 88 :
Dieu du Sinaï, Maître de toute fidélité, qu’il nous est bon d’être ici, réunis en ton nom !
Car tu nous donnes ton visage de gloire, pour aujourd’hui et pour demain, pour que rayonne ta sainteté autour de nous. Sois béni pour qui tu es !
Dieu du prophète de Galilée, Père prodigue, qu’il nous est bon d’être ici, réunis en ton nom !
Car tu nous donnes ton visage de compassion, pour aujourd’hui et pour demain, pour que déborde ta tendresse autour de nous. Sois béni pour qui tu es !
Dieu du Souffle ardent, Seigneur de toutes les langues, qu’il nous est bon d’être ici, réunis en ton nom !
Car tu nous donnes ton visage de ferveur, pour aujourd’hui et pour demain, pour que vive ton amitié autour de nous. Sois béni pour qui tu es !

Notre Père

Notre Père qui es aux cieux que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnes-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonnes-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous soumets pas à la tentation mais délivres-nous du mal car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. Amen

Chant de l'assemblée
Comment te reconnaître, comment te recevoir ? (Recueil de chants Arc-en-ciel:311, 1-4)

Commentaire

L’aurore est venue, et Jacob-Israël a quitté la rive de son combat pour rejoindre celle de la réconciliation. L’enjeu du combat de Jacob n’était pas de vaincre ou d’être vaincu. Le combat de Jacob était un combat pour devenir le frère qui pourra rencontrer son frère, tous deux libérés des liens de la jalousie, de la haine et de la peur. En fin de compte, ce combat aura été victorieux pour Jacob et pour Esaü. La bible nous le dit : les deux frères se sont rencontrés, se sont embrassés, se sont pardonnés et sont allés chacun leur chemin, dans la paix retrouvée.

Envoi

D’après Traces vives p. 75 :
Dieu qui ouvres mon nom sur ma foi qui cherche ses mots, je découpe une parole pour te dire : je crois ! Je crois que tu donnes à chaque être son visage d’humanité et que tu passes entre nous sur les ailes de l’amour. C’est pourquoi nos rencontres sont promesses et nos pas plus légers. Amen.


Eric Schiffer et Gwenaelle Brixius, pasteurs-aumôniers





L. Basset, F. Carillo, S. Schell, Traces Vives, Paroles liturgiques pour aujourd’hui, Labor et Fides, 2000.


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