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Etablissement Scolaire de Strasbourg de la maternelleème à la 5ème

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Concours Littéraire 2015-2016

La Clé



Nouvelles et poèmes 6è-5è :



Antoine Braesch « La clé »


-Timéo, ouvre la porte et donne-moi cette clé tout de suite ! dit ma mère énervée. Elle me passait un savon car je n’avais pas rangé mon sac et elle avait trébuché dessus. Je m’étais enfermé dans ma chambre. Les murs étaient peints en bleu. Quand on rentrait, il y avait mon bureau en face. A droite, il y avait une étagère de rangement. A droite de mon bureau, il y avait mon lit ; à droite de la porte, il y avait une commode. Sur le mur de droite, il y avait juste ma table de nuit à coté de mon lit.

NON ! Répondis-je. J’avais besoin de me calmer. D’un mouvement d’humeur, je balançai mon sac contre le mur. Il tomba sur l’espace qu’il y avait entre ma table de nuit et le mur et poussa ma table de nuit qui tomba sur le tapis sans faire de bruit. J’enlevai mon sac et m’apprêtai à relever ma table de nuit quand je vis une petite serrure. Je distinguai vaguement une petite porte autour de la serrure. Au cas où, je rentrai ma clé dans la serrure. La clé rentra parfaitement. Je tournai la clé et j’ouvris la porte dans un horrible grincement. Plein de poussière entra dans la chambre et j’éternuai. La curiosité était trop forte ; je pénétrai dans la petite porte en rampant par terre et j’entendis une dernière fois la voix de ma mère. Aussitôt rentré, la porte se referma. Je me retournai et regardai la porte mais vis qu’il n’y avait aucune serrure. Je tapai contre la porte sans succès. J’examinai donc la salle. Je commençai à être stressé car je me demandais comment j‘allais sortir, où est-ce que j’étais...J’étais dans une vaste salle en béton peint en rouge. Il y avait des courants d’air froid et je n’avais pas de pull ni de veste. J’étais dans un couloir. J’avançais et me retrouvai dans une salle circulaire. Il y avait deux couloirs en face de moi en plus de celui que j’avais emprunté pour venir ici. Comme je ne voyais rien de mieux à faire et vu que j’étais bloqué, j’empruntai le couloir de gauche. Au bout du couloir il y avait une lumière qui remplissait tout le tunnel. Elle provenait d’une espèce de portail temporel comme on en voit dans les films, qui tremblote un peu. Je me cachai les yeux avec la main et rentrai dans le portail.

Une lumière encore plus forte m’aveugla. Je ne sentais plus le sol sous mes pieds. Tout à coup, je sentis de la chaleur sur mes joues et mes pieds touchaient à nouveau le sol. J’ouvris les yeux et le soleil m’éblouit. Je regardai par terre et vis du bois. Comme mes yeux s’étaient habitués à la lumière, je regardai autour de moi et vis la mer. Le soleil se reflétait sur son bleu étincelant. Je compris alors que j’étais sur un bateau. A coté de moi se trouvait un seau d’eau avec une brosse ; un homme derrière moi me dit : allez, on se dépêche moussaillon, je veux que ça brille ! L’homme qui m’avait parlé avait une grande barbe noire et des yeux bleus. Il portait un grand chapeau noir. Il me rappelait quelqu’un. Il faut que le bateau soit beau pour trouver le trésor avant mon vieil ami et désormais mon ennemi le capitaine Barbe-Rousse ! Barbe-Rousse,Barbe-Rousse... ça me disait quelque chose. Mais oui ! C’était un pirate ! Mais alors, le capitaine derrière moi... Je levai ma tête et vis le pavillon noir des pirates. Je suis sur un bateau de pirates ! Je savais que je connaissais cet homme ! Je l’avais vu dans des livres d’histoire : c’était Barbe-Noire, le célèbre pirate ! Je commençai à avoir vraiment peur. J’astiquai donc le pont pour ne pas me faire tuer. Je réfléchis à cette histoire de trésor ; et si j’avais été transporté sur ce bateau car ma clé était celle du trésor des deux pirates ? Je me dit que le temps me le dirait et continuai à astiquer le pont. Je n’avais pas trop chaud car la grande voile me faisait de l’ombre. Je remarquai un peu plus tard que j’avais changé de vêtements. Mon jeans et mon t-shirt s’étaient changés en habit de mousse avec des bottes et un foulard sur la tête. Terre, terre ! s’écria un homme à la vigie. Le capitaine rit dans sa barbe. Ah enfin ! Et pas de trace de Barbe-Ro... Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que l’homme à la vigie cria : Navire de Barbe-Rousse en vue ! Le capitaine lança un juron dans sa barbe. Gonflez les voiles, tous aux rames ! s’écria-t-il. Les deux bateaux avançaient à grande vitesse vers la plage. Trop grande vitesse. Les rochers qui barraient l’accès à la plage se rapprochaient trop vite à mon goût. Crac ! Les deux bateaux s’écrasèrent contre les rochers. Je fus projeté en avant et j’atterris dans la sable qui amortit ma chute et celle des autres. Quand nous nous relevâmes tous, nous vîmes les mâts des deux bateaux tomber. Ils tombèrent en haut de la falaise de l’île, ce qui fit tomber un petit caillou qui en fit tomber un plus gros qui en fit un tomber un plus gros... Résultat, Ils bouchèrent l’entrée de la petite grotte ou était la clé du coffre. Sans les moyens du XXIème siècle, ils ne purent pas enlever les gros rochers. C’est de ta faute sale crabe desséché ! Non c’est de la tienne sale homard sans pince ! C’est de la faute des deux car les deux mâts des deux bateaux sont tombés ! Criai-je. Les deux pirates se regardèrent puis se dirent :

- Mais s’il n’y a plus de clé...

- Et que c’est la cause de notre dispute...

Les deux pirates se regardèrent, puis rirent et se firent une accolade. Puis ils se mirent à se raconter des blagues et des anecdotes en se dirigeant vers un coin tranquille de l’île. Les autres membres d’équipage allèrent dans la forêt pour trouver de quoi manger et découvrir l’île. C’est bien beau tout ça, me dis-je mais comment vais-je rentrer ? J’étais resté tout seul sur la plage. Tout à coup, je vis une lueur derrière la grotte. Je m’y rendis et vis un portail semblable à celui que j’avais emprunté pour venir. Je protégeai mes yeux de la lumière avec ma main et rentrai dans le portail.

Quand je rouvris les yeux, je vis que j’étais dans le couloir d’où j’étais parti. J’avançai jusqu’à la salle circulaire et repris le tunnel qui menait à ma chambre. Je tapai de rage contre la porte et me retournai dans la salle circulaire. Vu que je n’avais rien d’autre à faire et que j’étais bloqué, j’empruntai le couloir de droite et vis un autre portail dans lequel je rentrai après les 5 minutes qui avaient servi à me remettre de mes émotions. Je me protégeai la main de la lumière et passai de l’autre coté.

Je me retrouvai en habit de militaire, dans un groupe de militaires avec une arme à la main- que je ne comptai pas utiliser-. J’étais au milieu du groupe et nous avancions en petites foulées dans un couloir sombre. Un soldat me dit à moi et à deux autres soldats : "Allez voir dans cette pièce et libérez les prisonniers si vous les voyez. Les autres et moi nous fouillerons les autres pièces jusqu’à ce que nous retrouvions les prisonniers et donc, réussissions notre mission". Pour la deuxième fois je me demandai pourquoi les autres personnes qui étaient dans le milieu où j’arrivais ne me traitaient pas comme un inconnu. Est-ce que je remplaçais une autre personne pendant la durée de ma présence ? Est-ce que les personnes qui m’avaient envoyé ici avaient reprogrammé les mémoires des autres ? Qui étaient la ou les personnes qui m’avaient envoyé ici ? J’en étais venu à supposer que c’était mon grandpère (un inventeur fou que personne ne prenait au sérieux) qui avait inventé ces portails dans je ne sais quel but. Le coup de pied d’un militaire dans la porte de la salle que moi et les deux autres militaires devions examiner me sortit de mes pensées. A l’intérieur, il y avait des tables et des tas de papiers dispersés dans toute la pièce. Derrière une table qui était au fond de la pièce, je vis une sorte de poignée. Par ici ! Dis-je à mes coéquipiers d’un signe de la main vers la table. Nous déplaçâmes la table et ouvrîmes la trappe. Nous vîmes des prisonniers derrière une porte en barreaux fermée à clé. Dès qu’ils nous virent, les prisonniers foncèrent s’agripper aux barreaux et prononcèrent des phrases incompréhensibles en je ne sais quelle langue. Un des deux militaires allait tirer une balle dans la serrure quand je lui dis que cela ferait trop de bruit. Il acquiesça et baissa son arme. Je me retournai et vis un manteau avec une clé qui dépassait légèrement de la poche. J’allais vers la veste, pris la clé et ouvris la porte. Tous les prisonniers sortirent en se poussant les uns les autres. Les deux militaires sortirent de la pièce en emmenant les prisonniers. Un militaire me lança : tu viens ? Je lui répondis : J’arrive. Il sortit de la pièce et rejoignit l’autre militaire. Dans la cellule, un portail s’ouvrit. Je me protégeai les yeux et rentrai dedans.

Je me retrouvai pour une troisième fois dans la salle circulaire. Cette fois-ci, la porte menant à ma chambre était ouverte ! Avant d’y entrer, je regardai une dernière fois la salle circulaire et vis un chewing-gum par terre. Il sentait la cannelle. Ceux que prenait mon grand-père quand des personnes se disputaient. Alors je compris : la clé chez les pirates empêchait les deux amis de s’aimer et ils se détestaient à cause de ça. Cette clé était la clé de la dispute mais aussi de l’amitié. Chez les prisonniers, la clé leur permettait de sortir de leur prison. C’était la clé de la liberté. Et là, je compris que la clé de la porte de la chambre qui me séparait de ma mère était la clé de la liberté, car j’étais bloqué dans ma chambre, comme les prisonniers étaient bloqués dans leur prison. Mais cette clé était aussi la clé de la dispute, car ma mère allait me gronder ; cette clé était aussi celle de la réconciliation, car une fois la dispute passée, ma mère me ferait un câlin et on passerait à autre chose. La clé permet de résoudre des problèmes qu’elle a créés ou pas. La clé peut être la clé de n’importe quoi, mais si elle est mauvaise, il y aura toujours une deuxième clé qui apportera le bonheur. Dans ma tête, je remerciai mon grandpère pour cette leçon de vie et allai ouvrir la porte à ma mère.


Noé George « Après une sombre et pluvieuse journée d’hiver… »


Après une sombre et pluvieuse journée d'hiver, le soir tombait sur les rues droites de Manhattan. Je sortis de chez moi en prenant mon manteau de cachemire puis me dirigeai lentement vers Amity Hall, le bar que je fréquentais près du Washington Square Park.

- 370 000 000 dollars ! Lewis, vends-nous la mèche, on est des potes, non ?

En entendant ce chiffre, les habitués du lieu, Miller, chauffeur de taxi à la retraite, et Taylor, joueur de poker qui jouait plus à la bouteille ces derniers mois, me demandèrent ou j’avais pu toucher ce pactole.

Je refusai de leur répondre par peur qu’ils le répètent à d’autres malfrats en échange de quelques billets, bavards et avides comme ils l’étaient.

Je partais du bistrot quand soudain une Mercedes déboucha d'une allée et le conducteur ouvrit le feu sur moi. Ca y est, ils m’avaient retrouvé, le gang de San Francisco avait traversé le pays…. Je fermai les yeux et …

2 ans plus tard......

En entrant par la porte en clé de voûte du commissariat, il présenta son badge aux agents de sécurité :

- Michael Smith, détective du 9ème district.

En entrant dans mon bureau, Madison, ma collègue courut vers moi et me dit :

- Nous avons le témoin-clef pour l'affaire Lewis !

- Hum… l'affaire Lewis, c'est le gars qui a été riche et prospère un jour et fut tué le lendemain, c’est cela?

- Oui chef ! Un ami de Lewis a vu la scène et a parlé...Il s’appelle Miller.

Il prit sa voiture avec Madison et se rendit chez Miller.

En arrivant, ils sonnèrent plusieurs fois… sans réponse. Smith enfonça la porte.
Quand ils entrèrent dans le salon, ils virent une bibliothèque, remplie de livres anciens. Tous portaient sur l’Égypte Antique. Par terre, il y avait deux cadavres, l’un des corps était recouvert de bandages.

L’autre était celui de Miller, Madison le reconnut d’après la photo d’identification qu’elle avait dans le fichier. Il tenait encore son arme dans la main et un trou rouge se voyait sur sa tempe.

Smith prit son Remington et souleva les lambeaux de tissu sur l’autre corps avec le canon.

C’était celui d’une femme, momifiée. Malgré le passage du temps, Michaël Smith reconnut sans hésitation Cléopâtre. La momie avait été volée au Musée de San Francisco deux ans auparavant. Elle avait disparue de la circulation et le monde des archéologues et des amoureux de l’Egypte était ébranlé par cette perte : l’antiquité était estimée à 370 000 000 dollars…une valeur inestimable. Les pièces du puzzle se mirent en place dans l’esprit de Smith : le gang de San Francisco auquel avait appartenu Lewis l’avait liquidé puis s’était fait doubler par Miller, le chauffeur de taxi… Celui-ci, ne supportant pas l’idée de détenir un tel trésor se suicida. Là était la clef du mystère… c’était Cléopâtre….


Paul Magniez « Clés »


Sur le vieux trousseau usé,
L’anneau de métal un peu rouillé,
Prend la clé des champs
Et part en courant.
Suit les sentiers si charmants,
Respire l’air frais et le vent.
Sur le vieux trousseau usé,
L’anneau de métal un peu rouillé,
Prend la clé de sol
Et les notes prennent leur envol.
Joue l’air du gai rossignol,
Du bourdon, imite le vol.
Sur le vieux trousseau usé,
L’anneau de métal un peu rouillé,
Prend la clé des songes,
Et jette l’éponge.
Oublie les mensonges,
Dans le monde des rêves plonge.